Réforme constitutionnelle : « Une rude partie de poker engagée entre le Palais du Luxembourg et celui de l’Elysée »

Emmanuel Macron à la tribune du Parlement réuni en Congrès, à Versailles, le 3 juillet 2017.

C’est une manie française : au motif de les moderniser, réformer sans cesse nos institutions. Tous les présidents de la Ve République en ont eu la tentation. Bon nombre de ces projets de révision ont échoué (de Gaulle en 1969) ou ont été enterrés. Mais plusieurs ont abouti à des changements déterminants, comme la saisine du Conseil constitutionnel par les parlementaires (1974), la session parlementaire unique (1995), le quinquennat présidentiel (2000) ou la question prioritaire de constitutionnalité (et bien d’autres dispositions) en 2008.

A son tour, Emmanuel Macron a décidé de remettre l’ouvrage sur le métier. Le 3 juillet 2017, devant le Congrès réuni à Versailles, il annonçait son intention de parachever, d’ici à l’été 2018, un important chantier constitutionnel. Trois des modifications envisagées font l’objet d’un large consensus : la suppression de la singulière Cour de justice de la République (chargée de juger

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